samedi, juillet 14, 2007

Pierre et le loup



Je ne sais pas si c'est l'âge mais Fifille me fait des mensonges plus gros qu'elle en ce moment. Et tout ça, avec un petit sourire narquois qui ne trompe pas. Après lui avoir fait la morale sur le mensonge, je me suis souvenu de l'histoire de Pierre, le petit garçon qui criait au loup. Je me suis dit que l'histoire aurait probablement son petit effet, surtout si elle est bien racontée. Moi, ça m'avait fichu une trouille d'enfer au même âge, surtout avec la musique de Prokofiev en fond sonore. J'entreprends donc le récit, avec force effets, genre meutre à la tronçonneuse et achève mon histoire par un: "Et le loup l'a DEVORE!!!" J'étais persuadée d'avoir ébranlé Fifille, avachie dans le canapé, quand je la vois lever les yeux au ciel, lasse:"Pfff, n'iiimpooorte quoi! Tout ça, c'est des inventages! un loup, c'est gentil, hein, ça mange pas les enfants!"
Tout fout le camp...Ca m'apprendra, tiens, à chercher des explications rassurantes aux contes qui font peur...

vendredi, juin 29, 2007

Une matinée à l'école


Que faire de mieux, quand on sort d'une grippe, que d'aller animer une compétition inter-classe à l'école du quartier?
Hier soir, la maitresse de Fifille m'appelle: "Nous avons besoin de mamans pour encadrer les enfants dans leurs activités de demain..."
"Euh... ok, bon, d'accord, pas de problème!"
J'arrive donc à l'école ce matin avec mes deux cakes au chocolat (Herta), ma tronche enfarinée et Fifille, surexcitée. J'assiste à la répétition du spectacle de l'après-midi, où je découvre mon petit voisin G. attifé en sirène amoureuse d'un pingouin (le choc que cela a dû être pour ses parents), des scènes western, l'instit qui joue de la guitare (bien), un lion abattu par un chasseur en pleine forêt de Rambouillet... Je n'ai strictement rien compris au spectacle mais les gosses jouaient très bien, beaucoup mieux même que certains acteurs connus.
Est venu pour moi le temps de lever mon fessier du banc pour aller rejoindre la maitresse afin qu'elle me désigne l'équipe à encadrer. Ce sera la 6. Je vois la maitresse fermer la classe à clefs, je lui demande à laisser mon sac, elle m'ouvre le placard "Ici, il sera moins en vue" et tournant la clef dans la gâche, elle ajoute, "Il y a beaucoup de vols ici". Bon, si j'avais su, avec mon numérique dans le sac... j'aurais peut-être dû le garder, quitte à ressembler à Bernadette Chirac pendant 4 h.
Je pars avec ma petite équipe vers le terrain de foot et chemin faisant, je discute avec l'instit des CE1.
" -Votre collègue m'a dit que cela faisait 5 ans qu'il n'y avait pas eu de kermesse?"
"-Oui, tous les ans, il y avait des esclandres. Des vols, du racket, les "grands frères" venaient et volaient l'argent de la tombola. Une année même, il y a eu des bagarres entre bandes. On a donc arrêté. Là, on a décidé de reprendre, les ados sont au lycée en ce moment, ils devraient nous laisser tranquilles"
Et bien, moi qui trouvais le quartier tranquille. Les jeunes que je croise à la maison de quartier sont même très polis. Après s'être caillée 20 min sur le terrain (enfin, surtout moi), notre équipe revient gagnante du tournoi. Notre point fort, S. , en a mis plein la vue à l'autre équipe. 5 buts en 20 min, même Zidane fait petit joueur à côté. On rentre faire la course à l'oeuf, un oeuf posé dans une cuillère qu'il faut tenir entre ses dents. 2 de mes petits déclarent forfait: F. a des caries, et M. , les dents trop écartées. On part donc au "Dessiner, c'est gagné". Pendant qu'on attend pour passer l'épreuve, une mère arrive avec ses gâteaux estampillés Auchan "Offre spéciale", qu'elle jette sur la table. "Vous pouvez venir dans mon bureau s'il vous plait?" lui demande la directrice. Ca discute ferme dans le bureau, une instit en ressort en soupirant, un peu excédée: "La gendarmerie a dû intervenir la semaine dernière. Deux mamans, dont celle-ci, se sont battues devant la maternelle (en face), se donnant des baffes, s'insultant et insultant les enseignants. L'inspection académique va venir mettre son grain de sel. Ce sont des comportements qu'on ne peut plus tolérer! " C'est dingue, c'est tous les mois que j'entends une histoire sur des mères qui se fritent devant l'école, j'ai même assisté à une scène d'insultes, c'est dire la tension qui existe dans le quartier. Comment voulez-vous que les enfants soient respectueux quand ils ont devant eux de tels exemples?


Il est déjà 11h45, j'ai passé un bon moment mais je me sens aussi pressée qu'un citron. Je me suis déjà attachée à certains enfants, il faut dire que les gosses de mon équipe étaient chouettes . Je rentre lessivée mais très contente de ma matinée, en me disant que les enseignants ont tout de même bien du courage.

jeudi, juin 28, 2007

Mon piti secret

C'est mon anniversaire aujourd'hui! J'ai déjà 12 ans, j'en reviens pas comme je grandis vite.
Bon allez, c'est la fête, je vous dévoile l'existence de mon second blog qui est un blog de mes pitites peintures. Pour l'instant, je n'en présente que 3 (lol! Mais-eu, arrêtez de vous moquer, il faut un début à tout), et bientôt, une quatrième, qui est en cours de réalisation (une fresque à la Michel Ange , enfin plus proche de "Michel" que de "Ange") et où j'explore le thème de la maternité.

Surtout, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, ça fait plaisir et pis ça agrémente, et pis, ça fait surtout plaisir...

dimanche, juin 24, 2007

Vacances à Lacanau...


Cela fait un mois que je ne suis pas venue mais comme d'habitude, l'inspiration n'était pas au rendez-vous. Et puis, j'ai dû préparer nos vacances sur la côte atlantique car ce n'est pas Big Boss qui va s'y coller. Ces vacances se sont bien passées, nous étions cernés d'anglais, et tous les soirs, un des surfeurs du bungalow en face du nôtre faisait ses étirements torse nu. Ce qui était un spectacle agréable. Je me suis dit: "Tous ces anglais, c'est l'occasion où jamais de discuter et de mettre en pratique ce que tu as appris à l'école" Je m'imagine déjà discutant à bâtons rompus avec les mamans anglaises que je croise à la piscine, je formule mes phrases à l'avance afin d'être sûre de ne pas commettre de faute grammaticale. A la piscine, Fifille barbotte dans le jacuzzi avec une petite anglaise de son âge et elles rigolent toutes les deux. Il n'existe décidément pas de barrière de la langue entre les enfants. Je m'imagine déjà discutant avec sa maman qui a l'air fort sympathique. Ah ma fichue timidité! Ce n'est pas encore aujourd'hui que je parlerais anglais. Je plie les serviettes, appelle ma fille, il est temps de rentrer. A ce moment-là, la petite anglaise court vers moi toute excitée et me dit un truc à peu près formulé comme ça:

"You'll be back after lunch???"

C'est l'occasion ou jamais !

"Euh...yes...euh, about five o'clock-euh" (c'est à quelle heure le lunch au fait?)

Mais quelle tarte!

dimanche, mai 20, 2007

Pub Greenpeace...

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est efficace...


samedi, mai 12, 2007

Bouquin du jour, bonjour! (voir encart sur la droite)

Selon Frédérick Aubourg ("C'est comme ça un point c'est tout!") poser des limites à l'enfant commence...dès la première année!
Primipare (lol), j'avais peu conscience de l'importance de l'autorité avant l'âge de 6 ans, car, à vrai dire, je ne savais pas vraiment ce qu'était un enfant. Il est vrai que j'ai laissé passer à ma fille énormément de comportements que je ne jugeais pas dérangeants outre-mesure, du fait de sa condition de gnome et je me disais qu'il serait toujours temps de rectifier le tir . Et puis, je ne voulais pas la traumatiser, être aussi sévère que ma mère. Le résultat est que, plutôt qu'un travail de longue haleine mais régulier, j'ai dû donner un gros coup de collier quand j'ai réalisé que je ne rendais service ni à elle, ni à moi, en esquivant toute sanction. Car ce que je craignais est arrivé: les relations sont devenues tendues, j'avais beaucoup d'efforts à faire pour me faire respecter. Je pensais que les négociations et explications suffisaient. C'est un système qui a fonctionné un temps mais trop de négociations tuent la négociation. Devant les colères de ma fille, j'ai adopté une autre ligne de conduite: je punis d'abord, j'explique après. Si négociation il doit y avoir, les règles sont applicables dans les deux minutes sinon il y a sanction.
L'exemple concret (y a du boulot):
Hier soir, ma fille regarde un dessin animé. Les jujus font du bruit en jouant aux voitures ce qui la dérange. Je la vois prendre la voiture de 'Ros bonbon et s'asseoir dessus ce qui fait pleurer 'Ros bonbon. Elle la lui rend quand je le lui demande et me dit: "C'est lui qui l'a mise sous mes fesses!" Je lui dis que je l'ai vue faire mais elle me dit qu'elle ne ment pas. Je lui explique que plus que son acte, c'est son mensonge qui me dérange. Elle continue d'accuser son petit frère. Je coupe le dessin animé, elle refuse de s'excuser et continue à nier. Je lui dis que je vais retirer le DVD du lecteur, elle continue à nier. Je retire le DVD du lecteur. Elle se roule parterre en exigeant son dessin animé. Je lui demande de s'excuser une nouvelle fois. Elle refuse et pleurniche en exigeant son dessin animé en flot continu et demande un câlin. Je lui explique que je n'ai pas envie de lui faire un câlin pour le moment. Je la laisse seule et vais donner leur bain aux bébés. Au bout de 5 minutes, elle finit pas me hurler: "Pardon! " du salon. Je lui demande de venir me le dire. Elle vient en rampant ( on sent la bonne volonté lol), me demande pardon, on fait câlin et puis on rigole.
Résultat:
20 minutes très difficiles mais je n'ai pas cédé ouf!
Moralité:
Si je lui avais posé des limites claires dès qu'elle était toute petite, je me crèverais moins la paillasse à l'heure actuelle...
Moralité bis:
Les bonbons sont punis dans leur chambre dès que j'estime qu'un comportement est inacceptable (caprices, jets de nourriture etc...). Comme ils ne parlent pas encore, je peux difficilement exiger un "excuse-moi" mais ça ne saurait tarder.

Une chose à retenir toutefois, les ajustements sont perpétuels en matière d'éducation...

jeudi, mai 10, 2007

Vieillerie...


Mais quelles histoires pour une paire de lunettes! Depuis quelques temps, la vue de mon oeil gauche a beaucoup baissée. En gros, le soir, j'ai un oeil qui joue au billard et l'autre, qui compte les points. En attendant d'aller chez l'ophtalmo (obligée car j'ai des antécédents familiaux de dégénérescence maculaire) pour refaire faire mes lunettes, je porte les anciennes, que je ne mettais plus. Hier soir, Fifille était installée dans le canapé. Elle serre les bras sur sa poitrine, l'air visiblement fâché:
- J'ai pas envie que mon papa et ma maman deviennent un papy et une mamie!
-???
-C'est les papy et mamies qui portent des lunettes!
-Ben non, pas forcément...Regarde ton copain Tommy, il n'a que 6 ans et il a des lunettes...
- Je veux pas que tu m'emmènes à l'école comme ça! Va te voir dans la glace, c'est moche, t'es plus ma belle maman!
Merci, c'est toujours agréable! En gros, à voir la moue dégoûtée de Fifille, je ressemble à Quasimodo... et encore, plutôt écrasé au pied de Notre Dame que courant sur les toits.
Et puis elle va me chercher un collier, me le passe autour du cou: "T'es jolie...moue dubitative... mais pas trop quand même..." Elle enlève mes lunettes: "Ah là, c'est bien mieux!"

mercredi, mai 09, 2007

Le passage aux grands lits

Alors voilà, mes petits bouts sont de grands garçons. Big Boss a décidé de monter les lits hier après-midi alors que j'aurais préféré attendre d'acheter les parures de lit. Du coup, la déco est spartiate mais on aura le temps d'arranger tout ça ultérieurement.
Ils ont dormi de 20h à 8h30 ce matin mais je crois que la sieste va être difficile car je les entends rigoler et faire les foufous. Je crois qu'une chambre supplémentaire ne sera pas du luxe quand nous déménagerons car ils commencent à être un peu à l'étroit!


jeudi, mai 03, 2007

Mon rêve bleu...






Une flemme puissance 10000 me saisit lorque j'envisage de mettre mes bébés au pot. Et pourtant, avec, si tout se passe bien, l'entrée à l'école en septembre, je suis contrainte de faire quelques efforts. Ce matin, j'avais donc prévu de conditionner 'Ti bonbon à faire honneur à son pot. J'avais été briefée à mort la veille par mon papa qui a une grande expérience des enfants et m'a conseillé, sitôt le repas avalé, d'enlever la couche et de guetter le moindre signe indiquant un passage au pot. OK, ça à l'air facile finalement, l'apprentissage de la propreté... maintenant que je sais comment m'y prendre, je me lance. J'observe donc avec attention 'Ti Bonbon, qui se balade avec une déléctation non feinte le zigouigoui à l'air, s'assurant, à chaque pas, que son mini-organe ne risque pas de tomber . Il va dire bonjour au lapin dans la cuisine puis revient, se plante devant la bibibliothèque, et lève la tête vers les ouvrages d'une haute portée philosophique ("pas folle la Noiraude" le best of de Laurent Ruquier etc...), dans une immense béatitude. Avant que j'ai eu le temps de me lever, un bref jet de pipi honore mon tapis St Maclou.: "C'est dans le pot qu'il faut faire pipi." lui dis-je en l'asseyant dessus. Evidemment, du coup, il se retient. Il fait mine d'aller chercher un truc dans sa chambre et en profite pour m'arroser le lino. "C'est dans le pot qu'il faut faire pipi" lui dis-je en le ré-asseyant dessus. Toujours rien. Au bout de cinq minutes, et parce que mon petit-déjeuner m'attend (l'abnégation, ça va un moment quand même) , je lui remet sa couche.
Sur ces entrefaits, Fifille, qui s'est levée, va chaleureusement saluer son lapin quand: "Oh maman, j'ai marché dans le mouillé! " 'Ti bonbon, dont je n'aurais pu imaginer telle sournoiserie, avait, sous prétexte de saluer la lapin, copieusement arrosé le carrelage. D'où ma question: Comment fait-on pour apprendre le pot à un enfant qui fait pipi toutes les cinq minutes?

mercredi, mai 02, 2007

La phytothérapie malade de ses excès



"Le commerce lucratif de la phytothérapie est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. De nouvelles études montrent qu'une récolte sans discernement pour alimenter la demande croissante de médicaments à base de plantes pourrait faire disparaître jusqu'à un cinquième des espèces actuellement utilisées par la médecine naturelle. Cette dangereuse tendance représente un risque pour la santé de millions de personnes dans les pays en développement et une menace pour ceux qui vivent de ce commerce.
La plupart des habitants du globe utilisent quotidiennement les plantes pour se soigner et dans certains pays la santé de 80 % de la population en dépend. Ce sont des communautés pauvres qui récoltent nombre de ces plantes. Malgré des demandes auprès des industriels du secteur pour qu'ils investissent davantage dans leur culture, les deux tiers environ des 50 000 plantes médicinales utilisées sont encore récoltées à l'état sauvage et, d'après une nouvelle étude, 4 000 à 10 000 d'entre elles seraient en voie de disparition. Le rapport de Alan Hamilton, spécialiste des plantes au WWF, révèle que le marché des médicaments à base de plantes en Amérique du Nord et en Europe a augmenté d'environ 10 % par an ces dix dernières années et que le marché mondial représenterait aujourd'hui au moins 16,5 milliards d'euros. Une autre étude publiée par le groupe de conservation de la nature Plantlife International accuse l'industrie phytosanitaire de ne pas assurer la durabilité de ses ressources. Elle affirme que 11 des 16 sociétés spécialisées dans les plantes au Royaume-Uni vendent exclusivement des plantes de cueillette et que les cinq autres n'en cultivent qu'une faible proportion. Le problème est aggravé par les caprices du marché de ces médicaments, toujours croissant au Nord d'après les experts, car ces remèdes passent rapidement de mode. Ce qui n'incite guère à la production durable des plantes médicinales. Le rapport Plantlife propose l'introduction d'un label pour identifier les produits obtenus selon les principes d'une production durable."
Bulletin d'information Spore n°111 juin 2004 Information pour le développement agricole des pays ACP

dimanche, avril 29, 2007

bouche à bisous


Fifille fait râler 'Ti bonbon depuis 5 minutes en le câlinant et l'embrassant toutes les 2 secondes:

-C'est bon maintenant ma puce, tu vois bien que tu commences à l'embêter!

-Mais maman, c'est pas moi, c'est ma bouche! Elle peut pas s'empêcher de lui faire des bisous!

samedi, avril 28, 2007

Film-le-parfum




Excusez-moi pour cette absence de plus d'une semaine mais le soleil étant au rendez-vous, mes passages devant l'ordinateur se font plus rares.

Je vais vous parler du "dernier" film que j'ai vu en DVD. Il s'agit de "Le parfum". Tout bon (ou moins) bon lecteur aura eu, dans ses lectures de chevet, ce chef d'oeuvre de Süskind, ce roman historique ayant pour thème la parfumerie et flirtant avec le surnaturel . Ce roman faisait partie de ceux qui m'avait bouleversé dans mon adolescence et dont j'étais impatiente de découvrir l'adaptation cinématographique.

Le film s'ouvre sur le naissance de Jean-Baptiste Grenouille sous un étal de poissons où je déplore que le réalisateur en ait un peu trop fait . S'ensuivent trente minutes à la limite du supportable, à penser le romancier trahi par une débauche de scènes très dérangeantes. On est bien loin de la narration raffinée et pudique de Süskind, pourtant très dure elle aussi.

Et quand arrive, à la faveur d'une accalmie, Dustin Hoffman dans la peau du célèbre parfumeur Baldini, on ne se dit que ça y est, la grosse artillerie américaine est lancée et que l'on est, à n'en pas douter, devant le navet du siècle.

Et puis, on se met à apprécier la beauté des images et à être vraiment pris dans le récit des meurtres, de la fabrication de cette fragrance humaine. La suite est donc une excellente surprise cinématographique. Le raffinement de l'oeuvre nous apparait enfin ... Donc, courez le louer, ce film ne dénature pas, à mon sens, le roman. Mais apprêtez-vous à trente premières minutes pénibles...
Sinon, pour les âmes sensibles, il reste le roman, à prendre en livre de poche car l'édition a flambé depuis la sortie du film...

jeudi, avril 19, 2007

Comment ruiner un tapis à 64€....


Image: Chamizo
Comme vous le savez peut-être, les bonbons viennent juste de se remettre d'une méchante gastro. Or, il se trouve que 'Ros bonbon affectionne particulièrement le tapis "jungle" Vert Baudet de sa chambre et qu'il l'a gratifié, samedi, et contre toute attente, de sa soupe "légumes du soleil" du soir. Plutôt que de gratter le tapis, je le mets directement dans la baignoire pour le rincer à l'eau froide. Je le schampouine avec un nettoyant pour tapis. Or, il se trouve qu'un tapis n'est jamais propre, même, et surtout, neuf. Le tapis, même débarrassé de sa tache, rend un jus orangé. Maman me dit qu'elle lave souvent son tapis art-déco dans la baignoire, je mets donc de la lessive et donne son bain au tapis. Il rend toujours son jus. Rinçage, re-rinçage, et re-re-rinçage avec, entretemps, Big Boss qui le rince à l'eau ultra-brûlante. Cela a pour résultat de faire fondre la colle qui fait tenir les fibres à la trame et une partie de la bordure se déchire. Pas grave, je la recoudrais après séchage. Mais au séchage, le tapis a des grosse traces marrons. On le rince encore et encore, rien à faire, on a laissé tomber car il est très lourd mouillé et que je me péte le dos. Nous avons donc, depuis quatre jours, un tapis bousillé qui sèche, embaumant l'atmosphère d' une odeur de vieille chaussette rance. Bref, je suis anéantie parce que je l'adoraaaaaaais ce tapis et il ne le font plus sur Vert Baudet.com...

lundi, avril 16, 2007

Variations autour d'un même thème...




Il est toujours utile, à défaut de parler parfaitement une langue, d'en connaître au moins les rudiments...
Pour l'anniversaire des 2 ans des petits, mes beaux-parents ne se sont pas foulé le porte-monnaie: ils ont acheté deux lots de deux tee-shirts, fins comme du papier à cigarette, chaque lot contenant un tee-shirt bleu ciel avec une inscription et un tee-shirt blanc, tout simple. Je ne leur en veux pas, c'est le geste qui compte et j'ai besoin de renouveler la garde robe des garçons pour cet été.
Et puis, voilà que le beau temps et la chaleur arrive, me prenant totalement au dépourvu. Comme je n'ai pas encore ressorti les affaires d'été de l'année dernière, je décide de leur mettre un des fameux tee-shirts beaux-parentaux. C'est en passant la tête de 'Ti Bonbon dans l'encolure que l'horreur me saisit. L'inscription du fameux tee-shirt bleu ciel ne laisse aucun doute quant au sexe auquel elle est destinée: "University Girls Princess"... Soupçonnant une grande majorité de la population française d'avoir appris les rudiments de l'anglais,
j'entreprends de ne pas ridiculiser la virilité embryonnaire de 'Ti Bonbon et range l'objet du délit dans le tiroir. Il n'en ressortira plus je pense.


En parlant de tee-shirt, à l'occasion de mon marché hebdomadaire du samedi, je décide de flâner dans les stands de vêtements. Un stand vend des tee-shirts pour femme avec des inscriptions et il est évident que le concepteur du vêtement n'a pas de dictionnaire dans sa bibliothèque (si il en a une): "Je ne signe pas d'authographe", "je suis absolueument génial"...6 euros pour porter une faute d'orthographe voire deux, c'est tout de même cher...
Et puis, vous savez quoi, j'ai marché à côté d'une jeune fille sur un trottoir et, alors qu'elle me dépassait enfin, j'ai pu lire sur le dos de son tee-shirt, "je suis à côté d'un con ---->" Je me suis trouvée vraiment très con...

jeudi, avril 12, 2007

Légère absence...

Je ne serais pas ou peu connectée ce week-end. Il n'y aura donc pas de chronique je pense.
Ma maman vient nous rendre sa visite annuelle. J'ai planifié tous les repas du week-end hier, et tout allait bien jusqu'à ce que je me lève ce matin avec la "yoyotte". Dame Gastro a pris résidence dans mes intestins et ceux de Big Boss, mollement avachi dans le canapé. Fait exceptionnel, il ne fera probablement pas honneur à ma cuisine. Je me "gave" d'ultra-levure et Ferzym en espérant atténuer les effets du mal, mais je me sens fièvreuse.
Le cas de Fifille (chronique d'hier) semble s'arranger. Elle reprend du poil de la bête et va pouvoir profiter des vacances (et moi aussi!)
Bon week-end à tous et toutes!

mercredi, avril 11, 2007

Comment casser un élève en une leçon...


Comment faire d'une classe cohérente et volontaire, un troupeau d'élèves apeurés? Je suis en colère aujourd'hui. Ma fille est mal, très mal depuis une semaine. Elle, toujours si contente d'apprendre, très bonne élève, vivante, est devenue une élève très triste, solitaire, qui a peur d'aller à l'école le matin et va s'asseoir seule, à l'écart, dans la cour.
Son enseignante habituelle Mme L., que les enfants adorent, après un départ pour formation, a été remplacée, quelques jours, par une personne sadique, qui utilise le bâton sans la carotte. Avertissements, punitions mais jamais ni bons points, ni images ("une connerie" selon ses dires). Fifille n'a pas compris un exercice et demande à sa copine Justine de lui expliquer. Ce sera une privation de récréation pour Justine, pour avoir parlé en classe. La classe a ainsi été privée plusieurs fois de récréation pour "chahutage". Mme L., elle, nous a toujours dit de la classe qu'elle était agréable.
Fifille rentre le soir en pleurant, elle a peur d'aller à l'école, d'être encore punie. Je vais voir l'enseignante en question le lendemain. Quelle personne aimable, je suis à mille lieux de penser qu'elle manque cruellement de pédagogie. Fifille est une "enfant maladroite dans ces jeux", "plusieurs enfants se plaignent d'elle" selon ses dires. Je rentre chez moi en ayant une explication: ma fille a des problèmes comportementaux, je pleure beaucoup, je ne sais pas quoi faire, je m'accable autant que j'accable ma fille...
Hier, Mme L. est rentrée de sa formation et demande à me voir à 16h30. Elle me dit: "Le comportement de votre fille m'inquiète beaucoup. Je ne la reconnais pas. Il s'est passé quelque chose durant mon absence? " Je lui dit que je l'ignore et que j'en ai discuté avec sa remplaçante la semaine passée. Elle aurait des problèmes de comportement. "Mais pas du tout! me dit Mme L., il n'y a jamais eu le moindre problème avec votre fille hormis le bavardage en classe. C'est une enfant bien intégrée !"
Avec beaucoup de gentillesse, elle a répondu à ma demande, c'est-à-dire, à se faire la médiatrice entre les élèves de la classe et Fifille, savoir ce qui s'est passé pour qu'elle se mette ainsi à l'écart. J'aurais les résultats de cette médiation ce soir. J'en attends beaucoup...

mardi, avril 10, 2007

Dame La Gastro...


Dame La Gastro choisit de se manifester soit par le bas, soit par le haut. Il se trouve, que pour ma petite famille, elle a fait ses entrées fracassantes par le haut. Ainsi, Fifille, la tête penchée sur les toilettes tout le week-end, en a fait l'amère expérience (probablement une des fêtes de Pâques les plus sympas de sa vie). Un bonheur n'arrivant jamais seul, P'tit bonbon se trouve depuis hier soir habité par ce terrible démon et choisit de déposer en jet son poulet basquaise du midi, çà et là, dans son coffre à jouets et sur quelques livres, en n'omettant pas la petite touche tomatée sur le petit fauteuil que j'avais lavé la veille. Il s'ensuivra une série de salves plus impressionnantes les unes que les autres, car il est connu que tout bon tsunami a plusieurs répliques. C'est avec bonheur que ne voyant plus ni riz, ni carottes, ni basquaise dans les flaques joliment orangeâtres, j'en déduis que le plus gros est passé. C'est donc, confiante que je m'attable devant mon assiette de riz (non, rien ne me coupe l'appétit!)- steack-haché. Quand un bruit de liquide dégoulinant vient à mes oreilles depuis l'entrée. 'Ros Bonbon, qui cachait bien son jeu jusqu'à présent, a choisi de repeindre négligemment une partie de nos chaussures du même poulet basquaise. Même Ninnin n'a pas été épargné mais son sourire pointe toujours fièrement sous une dizaine de cubes de carottes ensaucés. La soirée sera consacrée à l'analyse faciale des bonbons, arrêt brusque de toute activité et léger bruit de plaque d'égout signifiant prise de l'enfant en position horizontale, course jusqu'à la salle de bains et ouverture des écoutilles au dessus de la baignoire...
Je vous épargnerais les détails de la découverte de P'tit bonbon retrouvé, ce matin, momifié dans son lit et sa compote de pomme de la veille.
Souhaitez moi bon courage quant à la poursuite de ma journée qui va être, j'en ai peur, fort longue et humide...

lundi, avril 09, 2007

Noir ou blanc?

Je me questionne sur le fond de mon blog:
Le préférez-vous en noir (comme actuellement) ou en blanc?
La page s'affiche-t-elle rapidement ou lentement?
Merci de me donner votre avis...
Finalement, j'ai coupé la poire en deux et opté pour le vert. C'est plus gai!

samedi, avril 07, 2007

Joyeuses Pâques!

Petit marché ce matin et quelques photos pour vous montrer mon chemin pour aller en ville. Et puis, des photos des beaux chocolats de Pâques...Ca, c'est la cathédrale que je vois, au loin, de chez moi (photos post du 6 avril) et où a été sacré Napoléon (je crois)






De vrais puzzles en chocolat ... et même, un CD en chocolat...



Un oeuf à 130 €! C'est pas un Kinder... Mais qu'est-ce qu'ils ont à mettre des clowns partout?




Pâtisserie Berthelot

Le retour...