jeudi, mai 10, 2007

Vieillerie...


Mais quelles histoires pour une paire de lunettes! Depuis quelques temps, la vue de mon oeil gauche a beaucoup baissée. En gros, le soir, j'ai un oeil qui joue au billard et l'autre, qui compte les points. En attendant d'aller chez l'ophtalmo (obligée car j'ai des antécédents familiaux de dégénérescence maculaire) pour refaire faire mes lunettes, je porte les anciennes, que je ne mettais plus. Hier soir, Fifille était installée dans le canapé. Elle serre les bras sur sa poitrine, l'air visiblement fâché:
- J'ai pas envie que mon papa et ma maman deviennent un papy et une mamie!
-???
-C'est les papy et mamies qui portent des lunettes!
-Ben non, pas forcément...Regarde ton copain Tommy, il n'a que 6 ans et il a des lunettes...
- Je veux pas que tu m'emmènes à l'école comme ça! Va te voir dans la glace, c'est moche, t'es plus ma belle maman!
Merci, c'est toujours agréable! En gros, à voir la moue dégoûtée de Fifille, je ressemble à Quasimodo... et encore, plutôt écrasé au pied de Notre Dame que courant sur les toits.
Et puis elle va me chercher un collier, me le passe autour du cou: "T'es jolie...moue dubitative... mais pas trop quand même..." Elle enlève mes lunettes: "Ah là, c'est bien mieux!"

mercredi, mai 09, 2007

Le passage aux grands lits

Alors voilà, mes petits bouts sont de grands garçons. Big Boss a décidé de monter les lits hier après-midi alors que j'aurais préféré attendre d'acheter les parures de lit. Du coup, la déco est spartiate mais on aura le temps d'arranger tout ça ultérieurement.
Ils ont dormi de 20h à 8h30 ce matin mais je crois que la sieste va être difficile car je les entends rigoler et faire les foufous. Je crois qu'une chambre supplémentaire ne sera pas du luxe quand nous déménagerons car ils commencent à être un peu à l'étroit!


jeudi, mai 03, 2007

Mon rêve bleu...






Une flemme puissance 10000 me saisit lorque j'envisage de mettre mes bébés au pot. Et pourtant, avec, si tout se passe bien, l'entrée à l'école en septembre, je suis contrainte de faire quelques efforts. Ce matin, j'avais donc prévu de conditionner 'Ti bonbon à faire honneur à son pot. J'avais été briefée à mort la veille par mon papa qui a une grande expérience des enfants et m'a conseillé, sitôt le repas avalé, d'enlever la couche et de guetter le moindre signe indiquant un passage au pot. OK, ça à l'air facile finalement, l'apprentissage de la propreté... maintenant que je sais comment m'y prendre, je me lance. J'observe donc avec attention 'Ti Bonbon, qui se balade avec une déléctation non feinte le zigouigoui à l'air, s'assurant, à chaque pas, que son mini-organe ne risque pas de tomber . Il va dire bonjour au lapin dans la cuisine puis revient, se plante devant la bibibliothèque, et lève la tête vers les ouvrages d'une haute portée philosophique ("pas folle la Noiraude" le best of de Laurent Ruquier etc...), dans une immense béatitude. Avant que j'ai eu le temps de me lever, un bref jet de pipi honore mon tapis St Maclou.: "C'est dans le pot qu'il faut faire pipi." lui dis-je en l'asseyant dessus. Evidemment, du coup, il se retient. Il fait mine d'aller chercher un truc dans sa chambre et en profite pour m'arroser le lino. "C'est dans le pot qu'il faut faire pipi" lui dis-je en le ré-asseyant dessus. Toujours rien. Au bout de cinq minutes, et parce que mon petit-déjeuner m'attend (l'abnégation, ça va un moment quand même) , je lui remet sa couche.
Sur ces entrefaits, Fifille, qui s'est levée, va chaleureusement saluer son lapin quand: "Oh maman, j'ai marché dans le mouillé! " 'Ti bonbon, dont je n'aurais pu imaginer telle sournoiserie, avait, sous prétexte de saluer la lapin, copieusement arrosé le carrelage. D'où ma question: Comment fait-on pour apprendre le pot à un enfant qui fait pipi toutes les cinq minutes?

mercredi, mai 02, 2007

La phytothérapie malade de ses excès



"Le commerce lucratif de la phytothérapie est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. De nouvelles études montrent qu'une récolte sans discernement pour alimenter la demande croissante de médicaments à base de plantes pourrait faire disparaître jusqu'à un cinquième des espèces actuellement utilisées par la médecine naturelle. Cette dangereuse tendance représente un risque pour la santé de millions de personnes dans les pays en développement et une menace pour ceux qui vivent de ce commerce.
La plupart des habitants du globe utilisent quotidiennement les plantes pour se soigner et dans certains pays la santé de 80 % de la population en dépend. Ce sont des communautés pauvres qui récoltent nombre de ces plantes. Malgré des demandes auprès des industriels du secteur pour qu'ils investissent davantage dans leur culture, les deux tiers environ des 50 000 plantes médicinales utilisées sont encore récoltées à l'état sauvage et, d'après une nouvelle étude, 4 000 à 10 000 d'entre elles seraient en voie de disparition. Le rapport de Alan Hamilton, spécialiste des plantes au WWF, révèle que le marché des médicaments à base de plantes en Amérique du Nord et en Europe a augmenté d'environ 10 % par an ces dix dernières années et que le marché mondial représenterait aujourd'hui au moins 16,5 milliards d'euros. Une autre étude publiée par le groupe de conservation de la nature Plantlife International accuse l'industrie phytosanitaire de ne pas assurer la durabilité de ses ressources. Elle affirme que 11 des 16 sociétés spécialisées dans les plantes au Royaume-Uni vendent exclusivement des plantes de cueillette et que les cinq autres n'en cultivent qu'une faible proportion. Le problème est aggravé par les caprices du marché de ces médicaments, toujours croissant au Nord d'après les experts, car ces remèdes passent rapidement de mode. Ce qui n'incite guère à la production durable des plantes médicinales. Le rapport Plantlife propose l'introduction d'un label pour identifier les produits obtenus selon les principes d'une production durable."
Bulletin d'information Spore n°111 juin 2004 Information pour le développement agricole des pays ACP

dimanche, avril 29, 2007

bouche à bisous


Fifille fait râler 'Ti bonbon depuis 5 minutes en le câlinant et l'embrassant toutes les 2 secondes:

-C'est bon maintenant ma puce, tu vois bien que tu commences à l'embêter!

-Mais maman, c'est pas moi, c'est ma bouche! Elle peut pas s'empêcher de lui faire des bisous!

samedi, avril 28, 2007

Film-le-parfum




Excusez-moi pour cette absence de plus d'une semaine mais le soleil étant au rendez-vous, mes passages devant l'ordinateur se font plus rares.

Je vais vous parler du "dernier" film que j'ai vu en DVD. Il s'agit de "Le parfum". Tout bon (ou moins) bon lecteur aura eu, dans ses lectures de chevet, ce chef d'oeuvre de Süskind, ce roman historique ayant pour thème la parfumerie et flirtant avec le surnaturel . Ce roman faisait partie de ceux qui m'avait bouleversé dans mon adolescence et dont j'étais impatiente de découvrir l'adaptation cinématographique.

Le film s'ouvre sur le naissance de Jean-Baptiste Grenouille sous un étal de poissons où je déplore que le réalisateur en ait un peu trop fait . S'ensuivent trente minutes à la limite du supportable, à penser le romancier trahi par une débauche de scènes très dérangeantes. On est bien loin de la narration raffinée et pudique de Süskind, pourtant très dure elle aussi.

Et quand arrive, à la faveur d'une accalmie, Dustin Hoffman dans la peau du célèbre parfumeur Baldini, on ne se dit que ça y est, la grosse artillerie américaine est lancée et que l'on est, à n'en pas douter, devant le navet du siècle.

Et puis, on se met à apprécier la beauté des images et à être vraiment pris dans le récit des meurtres, de la fabrication de cette fragrance humaine. La suite est donc une excellente surprise cinématographique. Le raffinement de l'oeuvre nous apparait enfin ... Donc, courez le louer, ce film ne dénature pas, à mon sens, le roman. Mais apprêtez-vous à trente premières minutes pénibles...
Sinon, pour les âmes sensibles, il reste le roman, à prendre en livre de poche car l'édition a flambé depuis la sortie du film...

jeudi, avril 19, 2007

Comment ruiner un tapis à 64€....


Image: Chamizo
Comme vous le savez peut-être, les bonbons viennent juste de se remettre d'une méchante gastro. Or, il se trouve que 'Ros bonbon affectionne particulièrement le tapis "jungle" Vert Baudet de sa chambre et qu'il l'a gratifié, samedi, et contre toute attente, de sa soupe "légumes du soleil" du soir. Plutôt que de gratter le tapis, je le mets directement dans la baignoire pour le rincer à l'eau froide. Je le schampouine avec un nettoyant pour tapis. Or, il se trouve qu'un tapis n'est jamais propre, même, et surtout, neuf. Le tapis, même débarrassé de sa tache, rend un jus orangé. Maman me dit qu'elle lave souvent son tapis art-déco dans la baignoire, je mets donc de la lessive et donne son bain au tapis. Il rend toujours son jus. Rinçage, re-rinçage, et re-re-rinçage avec, entretemps, Big Boss qui le rince à l'eau ultra-brûlante. Cela a pour résultat de faire fondre la colle qui fait tenir les fibres à la trame et une partie de la bordure se déchire. Pas grave, je la recoudrais après séchage. Mais au séchage, le tapis a des grosse traces marrons. On le rince encore et encore, rien à faire, on a laissé tomber car il est très lourd mouillé et que je me péte le dos. Nous avons donc, depuis quatre jours, un tapis bousillé qui sèche, embaumant l'atmosphère d' une odeur de vieille chaussette rance. Bref, je suis anéantie parce que je l'adoraaaaaaais ce tapis et il ne le font plus sur Vert Baudet.com...

lundi, avril 16, 2007

Variations autour d'un même thème...




Il est toujours utile, à défaut de parler parfaitement une langue, d'en connaître au moins les rudiments...
Pour l'anniversaire des 2 ans des petits, mes beaux-parents ne se sont pas foulé le porte-monnaie: ils ont acheté deux lots de deux tee-shirts, fins comme du papier à cigarette, chaque lot contenant un tee-shirt bleu ciel avec une inscription et un tee-shirt blanc, tout simple. Je ne leur en veux pas, c'est le geste qui compte et j'ai besoin de renouveler la garde robe des garçons pour cet été.
Et puis, voilà que le beau temps et la chaleur arrive, me prenant totalement au dépourvu. Comme je n'ai pas encore ressorti les affaires d'été de l'année dernière, je décide de leur mettre un des fameux tee-shirts beaux-parentaux. C'est en passant la tête de 'Ti Bonbon dans l'encolure que l'horreur me saisit. L'inscription du fameux tee-shirt bleu ciel ne laisse aucun doute quant au sexe auquel elle est destinée: "University Girls Princess"... Soupçonnant une grande majorité de la population française d'avoir appris les rudiments de l'anglais,
j'entreprends de ne pas ridiculiser la virilité embryonnaire de 'Ti Bonbon et range l'objet du délit dans le tiroir. Il n'en ressortira plus je pense.


En parlant de tee-shirt, à l'occasion de mon marché hebdomadaire du samedi, je décide de flâner dans les stands de vêtements. Un stand vend des tee-shirts pour femme avec des inscriptions et il est évident que le concepteur du vêtement n'a pas de dictionnaire dans sa bibliothèque (si il en a une): "Je ne signe pas d'authographe", "je suis absolueument génial"...6 euros pour porter une faute d'orthographe voire deux, c'est tout de même cher...
Et puis, vous savez quoi, j'ai marché à côté d'une jeune fille sur un trottoir et, alors qu'elle me dépassait enfin, j'ai pu lire sur le dos de son tee-shirt, "je suis à côté d'un con ---->" Je me suis trouvée vraiment très con...

jeudi, avril 12, 2007

Légère absence...

Je ne serais pas ou peu connectée ce week-end. Il n'y aura donc pas de chronique je pense.
Ma maman vient nous rendre sa visite annuelle. J'ai planifié tous les repas du week-end hier, et tout allait bien jusqu'à ce que je me lève ce matin avec la "yoyotte". Dame Gastro a pris résidence dans mes intestins et ceux de Big Boss, mollement avachi dans le canapé. Fait exceptionnel, il ne fera probablement pas honneur à ma cuisine. Je me "gave" d'ultra-levure et Ferzym en espérant atténuer les effets du mal, mais je me sens fièvreuse.
Le cas de Fifille (chronique d'hier) semble s'arranger. Elle reprend du poil de la bête et va pouvoir profiter des vacances (et moi aussi!)
Bon week-end à tous et toutes!