mercredi, mai 02, 2007

La phytothérapie malade de ses excès



"Le commerce lucratif de la phytothérapie est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. De nouvelles études montrent qu'une récolte sans discernement pour alimenter la demande croissante de médicaments à base de plantes pourrait faire disparaître jusqu'à un cinquième des espèces actuellement utilisées par la médecine naturelle. Cette dangereuse tendance représente un risque pour la santé de millions de personnes dans les pays en développement et une menace pour ceux qui vivent de ce commerce.
La plupart des habitants du globe utilisent quotidiennement les plantes pour se soigner et dans certains pays la santé de 80 % de la population en dépend. Ce sont des communautés pauvres qui récoltent nombre de ces plantes. Malgré des demandes auprès des industriels du secteur pour qu'ils investissent davantage dans leur culture, les deux tiers environ des 50 000 plantes médicinales utilisées sont encore récoltées à l'état sauvage et, d'après une nouvelle étude, 4 000 à 10 000 d'entre elles seraient en voie de disparition. Le rapport de Alan Hamilton, spécialiste des plantes au WWF, révèle que le marché des médicaments à base de plantes en Amérique du Nord et en Europe a augmenté d'environ 10 % par an ces dix dernières années et que le marché mondial représenterait aujourd'hui au moins 16,5 milliards d'euros. Une autre étude publiée par le groupe de conservation de la nature Plantlife International accuse l'industrie phytosanitaire de ne pas assurer la durabilité de ses ressources. Elle affirme que 11 des 16 sociétés spécialisées dans les plantes au Royaume-Uni vendent exclusivement des plantes de cueillette et que les cinq autres n'en cultivent qu'une faible proportion. Le problème est aggravé par les caprices du marché de ces médicaments, toujours croissant au Nord d'après les experts, car ces remèdes passent rapidement de mode. Ce qui n'incite guère à la production durable des plantes médicinales. Le rapport Plantlife propose l'introduction d'un label pour identifier les produits obtenus selon les principes d'une production durable."
Bulletin d'information Spore n°111 juin 2004 Information pour le développement agricole des pays ACP

dimanche, avril 29, 2007

bouche à bisous


Fifille fait râler 'Ti bonbon depuis 5 minutes en le câlinant et l'embrassant toutes les 2 secondes:

-C'est bon maintenant ma puce, tu vois bien que tu commences à l'embêter!

-Mais maman, c'est pas moi, c'est ma bouche! Elle peut pas s'empêcher de lui faire des bisous!

samedi, avril 28, 2007

Film-le-parfum




Excusez-moi pour cette absence de plus d'une semaine mais le soleil étant au rendez-vous, mes passages devant l'ordinateur se font plus rares.

Je vais vous parler du "dernier" film que j'ai vu en DVD. Il s'agit de "Le parfum". Tout bon (ou moins) bon lecteur aura eu, dans ses lectures de chevet, ce chef d'oeuvre de Süskind, ce roman historique ayant pour thème la parfumerie et flirtant avec le surnaturel . Ce roman faisait partie de ceux qui m'avait bouleversé dans mon adolescence et dont j'étais impatiente de découvrir l'adaptation cinématographique.

Le film s'ouvre sur le naissance de Jean-Baptiste Grenouille sous un étal de poissons où je déplore que le réalisateur en ait un peu trop fait . S'ensuivent trente minutes à la limite du supportable, à penser le romancier trahi par une débauche de scènes très dérangeantes. On est bien loin de la narration raffinée et pudique de Süskind, pourtant très dure elle aussi.

Et quand arrive, à la faveur d'une accalmie, Dustin Hoffman dans la peau du célèbre parfumeur Baldini, on ne se dit que ça y est, la grosse artillerie américaine est lancée et que l'on est, à n'en pas douter, devant le navet du siècle.

Et puis, on se met à apprécier la beauté des images et à être vraiment pris dans le récit des meurtres, de la fabrication de cette fragrance humaine. La suite est donc une excellente surprise cinématographique. Le raffinement de l'oeuvre nous apparait enfin ... Donc, courez le louer, ce film ne dénature pas, à mon sens, le roman. Mais apprêtez-vous à trente premières minutes pénibles...
Sinon, pour les âmes sensibles, il reste le roman, à prendre en livre de poche car l'édition a flambé depuis la sortie du film...

jeudi, avril 19, 2007

Comment ruiner un tapis à 64€....


Image: Chamizo
Comme vous le savez peut-être, les bonbons viennent juste de se remettre d'une méchante gastro. Or, il se trouve que 'Ros bonbon affectionne particulièrement le tapis "jungle" Vert Baudet de sa chambre et qu'il l'a gratifié, samedi, et contre toute attente, de sa soupe "légumes du soleil" du soir. Plutôt que de gratter le tapis, je le mets directement dans la baignoire pour le rincer à l'eau froide. Je le schampouine avec un nettoyant pour tapis. Or, il se trouve qu'un tapis n'est jamais propre, même, et surtout, neuf. Le tapis, même débarrassé de sa tache, rend un jus orangé. Maman me dit qu'elle lave souvent son tapis art-déco dans la baignoire, je mets donc de la lessive et donne son bain au tapis. Il rend toujours son jus. Rinçage, re-rinçage, et re-re-rinçage avec, entretemps, Big Boss qui le rince à l'eau ultra-brûlante. Cela a pour résultat de faire fondre la colle qui fait tenir les fibres à la trame et une partie de la bordure se déchire. Pas grave, je la recoudrais après séchage. Mais au séchage, le tapis a des grosse traces marrons. On le rince encore et encore, rien à faire, on a laissé tomber car il est très lourd mouillé et que je me péte le dos. Nous avons donc, depuis quatre jours, un tapis bousillé qui sèche, embaumant l'atmosphère d' une odeur de vieille chaussette rance. Bref, je suis anéantie parce que je l'adoraaaaaaais ce tapis et il ne le font plus sur Vert Baudet.com...

lundi, avril 16, 2007

Variations autour d'un même thème...




Il est toujours utile, à défaut de parler parfaitement une langue, d'en connaître au moins les rudiments...
Pour l'anniversaire des 2 ans des petits, mes beaux-parents ne se sont pas foulé le porte-monnaie: ils ont acheté deux lots de deux tee-shirts, fins comme du papier à cigarette, chaque lot contenant un tee-shirt bleu ciel avec une inscription et un tee-shirt blanc, tout simple. Je ne leur en veux pas, c'est le geste qui compte et j'ai besoin de renouveler la garde robe des garçons pour cet été.
Et puis, voilà que le beau temps et la chaleur arrive, me prenant totalement au dépourvu. Comme je n'ai pas encore ressorti les affaires d'été de l'année dernière, je décide de leur mettre un des fameux tee-shirts beaux-parentaux. C'est en passant la tête de 'Ti Bonbon dans l'encolure que l'horreur me saisit. L'inscription du fameux tee-shirt bleu ciel ne laisse aucun doute quant au sexe auquel elle est destinée: "University Girls Princess"... Soupçonnant une grande majorité de la population française d'avoir appris les rudiments de l'anglais,
j'entreprends de ne pas ridiculiser la virilité embryonnaire de 'Ti Bonbon et range l'objet du délit dans le tiroir. Il n'en ressortira plus je pense.


En parlant de tee-shirt, à l'occasion de mon marché hebdomadaire du samedi, je décide de flâner dans les stands de vêtements. Un stand vend des tee-shirts pour femme avec des inscriptions et il est évident que le concepteur du vêtement n'a pas de dictionnaire dans sa bibliothèque (si il en a une): "Je ne signe pas d'authographe", "je suis absolueument génial"...6 euros pour porter une faute d'orthographe voire deux, c'est tout de même cher...
Et puis, vous savez quoi, j'ai marché à côté d'une jeune fille sur un trottoir et, alors qu'elle me dépassait enfin, j'ai pu lire sur le dos de son tee-shirt, "je suis à côté d'un con ---->" Je me suis trouvée vraiment très con...

jeudi, avril 12, 2007

Légère absence...

Je ne serais pas ou peu connectée ce week-end. Il n'y aura donc pas de chronique je pense.
Ma maman vient nous rendre sa visite annuelle. J'ai planifié tous les repas du week-end hier, et tout allait bien jusqu'à ce que je me lève ce matin avec la "yoyotte". Dame Gastro a pris résidence dans mes intestins et ceux de Big Boss, mollement avachi dans le canapé. Fait exceptionnel, il ne fera probablement pas honneur à ma cuisine. Je me "gave" d'ultra-levure et Ferzym en espérant atténuer les effets du mal, mais je me sens fièvreuse.
Le cas de Fifille (chronique d'hier) semble s'arranger. Elle reprend du poil de la bête et va pouvoir profiter des vacances (et moi aussi!)
Bon week-end à tous et toutes!

mercredi, avril 11, 2007

Comment casser un élève en une leçon...


Comment faire d'une classe cohérente et volontaire, un troupeau d'élèves apeurés? Je suis en colère aujourd'hui. Ma fille est mal, très mal depuis une semaine. Elle, toujours si contente d'apprendre, très bonne élève, vivante, est devenue une élève très triste, solitaire, qui a peur d'aller à l'école le matin et va s'asseoir seule, à l'écart, dans la cour.
Son enseignante habituelle Mme L., que les enfants adorent, après un départ pour formation, a été remplacée, quelques jours, par une personne sadique, qui utilise le bâton sans la carotte. Avertissements, punitions mais jamais ni bons points, ni images ("une connerie" selon ses dires). Fifille n'a pas compris un exercice et demande à sa copine Justine de lui expliquer. Ce sera une privation de récréation pour Justine, pour avoir parlé en classe. La classe a ainsi été privée plusieurs fois de récréation pour "chahutage". Mme L., elle, nous a toujours dit de la classe qu'elle était agréable.
Fifille rentre le soir en pleurant, elle a peur d'aller à l'école, d'être encore punie. Je vais voir l'enseignante en question le lendemain. Quelle personne aimable, je suis à mille lieux de penser qu'elle manque cruellement de pédagogie. Fifille est une "enfant maladroite dans ces jeux", "plusieurs enfants se plaignent d'elle" selon ses dires. Je rentre chez moi en ayant une explication: ma fille a des problèmes comportementaux, je pleure beaucoup, je ne sais pas quoi faire, je m'accable autant que j'accable ma fille...
Hier, Mme L. est rentrée de sa formation et demande à me voir à 16h30. Elle me dit: "Le comportement de votre fille m'inquiète beaucoup. Je ne la reconnais pas. Il s'est passé quelque chose durant mon absence? " Je lui dit que je l'ignore et que j'en ai discuté avec sa remplaçante la semaine passée. Elle aurait des problèmes de comportement. "Mais pas du tout! me dit Mme L., il n'y a jamais eu le moindre problème avec votre fille hormis le bavardage en classe. C'est une enfant bien intégrée !"
Avec beaucoup de gentillesse, elle a répondu à ma demande, c'est-à-dire, à se faire la médiatrice entre les élèves de la classe et Fifille, savoir ce qui s'est passé pour qu'elle se mette ainsi à l'écart. J'aurais les résultats de cette médiation ce soir. J'en attends beaucoup...

mardi, avril 10, 2007

Dame La Gastro...


Dame La Gastro choisit de se manifester soit par le bas, soit par le haut. Il se trouve, que pour ma petite famille, elle a fait ses entrées fracassantes par le haut. Ainsi, Fifille, la tête penchée sur les toilettes tout le week-end, en a fait l'amère expérience (probablement une des fêtes de Pâques les plus sympas de sa vie). Un bonheur n'arrivant jamais seul, P'tit bonbon se trouve depuis hier soir habité par ce terrible démon et choisit de déposer en jet son poulet basquaise du midi, çà et là, dans son coffre à jouets et sur quelques livres, en n'omettant pas la petite touche tomatée sur le petit fauteuil que j'avais lavé la veille. Il s'ensuivra une série de salves plus impressionnantes les unes que les autres, car il est connu que tout bon tsunami a plusieurs répliques. C'est avec bonheur que ne voyant plus ni riz, ni carottes, ni basquaise dans les flaques joliment orangeâtres, j'en déduis que le plus gros est passé. C'est donc, confiante que je m'attable devant mon assiette de riz (non, rien ne me coupe l'appétit!)- steack-haché. Quand un bruit de liquide dégoulinant vient à mes oreilles depuis l'entrée. 'Ros Bonbon, qui cachait bien son jeu jusqu'à présent, a choisi de repeindre négligemment une partie de nos chaussures du même poulet basquaise. Même Ninnin n'a pas été épargné mais son sourire pointe toujours fièrement sous une dizaine de cubes de carottes ensaucés. La soirée sera consacrée à l'analyse faciale des bonbons, arrêt brusque de toute activité et léger bruit de plaque d'égout signifiant prise de l'enfant en position horizontale, course jusqu'à la salle de bains et ouverture des écoutilles au dessus de la baignoire...
Je vous épargnerais les détails de la découverte de P'tit bonbon retrouvé, ce matin, momifié dans son lit et sa compote de pomme de la veille.
Souhaitez moi bon courage quant à la poursuite de ma journée qui va être, j'en ai peur, fort longue et humide...

lundi, avril 09, 2007

Noir ou blanc?

Je me questionne sur le fond de mon blog:
Le préférez-vous en noir (comme actuellement) ou en blanc?
La page s'affiche-t-elle rapidement ou lentement?
Merci de me donner votre avis...
Finalement, j'ai coupé la poire en deux et opté pour le vert. C'est plus gai!